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Qualité de l’air intérieur : un enjeu à considérer dès la phase de construction

Publié le 02 mai 2019

Alors que l’impact sanitaire de la pollution de l’air fait chaque année toujours plus de victimes,  les professionnels du bâtiment s’organisent pour améliorer la qualité de l’air intérieur (QAI) des logements en faisant évoluer les pratiques au profit d’un habitat sain, sans danger pour la santé des occupants.

Un air intérieur plus pollué qu’à l’extérieur

La pollution de l’air est responsable d’environ 7 millions de décès chaque année dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont 48.000 recensés en France. Près de la moitié de ces décès est causée par la pollution de l’air intérieur des habitations, un air qui peut se révéler 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur, provoquant l’apparition de certaines maladies chez les personnes exposées (irritations,  maladies du système  respiratoire, maladies cardiovasculaires).

Aujourd’hui, chacun passe plus de 80 % de son temps dans un espace clôt, à l’intérieur de bâtiments de mieux en mieux isolés, l’évolution inquiétante de cette situation conduit donc à s’interroger sur les moyens à mettre en place pour améliorer la qualité de l’air dans les logements.

Ce travail nécessite d’agir selon l’origine de l’air pollué. En termes de facteurs polluants, plusieurs sources sont identifiées dès la phase de construction du bâtiment : l’environnement extérieur du bâtiment, les produits de construction et leur manipulation, les  équipements de combustion, autant d’éléments émetteurs de polluants physiques et chimiques qui impactent la qualité de l’air intérieur.

Quels sont les polluants de l’air intérieur ?

  • Agents biologiques : allergènes (acariens, blattes, pollens, etc.), bio-effluents humains (CO2, COV, etc.), micro-organismes (bactéries, virus, moisissures, etc.) ;
  • Agents physiques : amiante, champs électromagnétiques, fibres minérales artificielles, radon, particules inertes, humidité, etc.
  • Agents chimiques : CO, CO2, FTE, métaux lourds, O3, COV, NOx, pesticides, etc.

Un guide des bonnes pratiques à destination des professionnels

Pour aider les professionnels du bâtiment à acquérir les gestes qui permettront de garantir une bonne qualité de l’air, l’Agence qualité construction a publié un guide où sont présentées les pratiques à suivre dès la programmation du projet.

Pour réduire les émissions de polluants, le guide préconise notamment d’identifier les sources extérieurs de polluants (air et sol) et de s’en prémunir dès la conception de l’ouvrage. Il conseille également de sélectionner des produits de construction et de finition faiblement émissifs en COV (composé organique volatil).

Le risque de moisissures doit également faire l’objet d’une attention particulière pendant la phase chantier car en plus d’altérer la qualité du bâti sur la durée, les moisissures peuvent affecter la santé des occupants. Le danger de voir se développer des champignons peut ainsi être évité grâce à la mise en place d’une aération mécanique provisoire durant l’étape de construction, mais aussi en respectant les temps de séchage des ouvrages et les dispositions relatives à leur réception (contrôle du taux d’humidité).

Si le renouvellement de l’air sur le chantier est important pour lutter contre le développement fongique, la ventilation fait partie des postes clés permettant d’assurer une bonne QAI tout au long de la vie du bâtiment. Réglementée, la ventilation doit respecter certaines dispositions pour permettre une aération générale optimale : emplacement des bouches d’aération, débits extraits, vérification et entretien des équipements, etc.

>> Pour plus de conseils concernant l’amélioration de la QAI, consultez le guide « Qualité de l’air intérieur bonnes pratiques dès la programmation ».

Produits d’entretien, l’autre danger

La lutte contre la pollution de l’air intérieur ne doit pas se limiter à la construction du projet, mais nécessite de sensibiliser également les particuliers aux dangers d’une mauvaise qualité de l’air durant la phase d’exploitation du bâtiment.

Une récente étude de l’Ademe, réalisée en partenariat avec le CSTB et INERIS, évalue plus particulièrement l’impact des produits d’entretien sur la qualité de l’air intérieur. Le rapport propose ainsi des recommandations d'usage concernant les conditions d'aération et d'utilisation des produits utiles qui sauront enrichir votre rôle de conseil auprès de vos clients.

>> Pour consulter l’étude, cliquez ici.

Étiquetage sanitaire des produits de construction et de décoration

Depuis le 1er septembre 2013 les produits de construction et de décoration doivent présenter un étiquetage relatif à leurs émissions en polluants volatils. 4 classes d’émission sont définies : A+, A, B, C.

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