La seule association à but non lucratif engagée pour plus de confort et de bon sens dans l’habitat.

Photovoltaïque, autoconsommation : pourquoi faut-il s’y mettre ?

Publié le 29 janvier 2019

Le photovoltaïque et l’autoconsommation font partie des grandes lignes du projet gouvernemental pour décarboner le mix énergétique national. Un engagement longtemps annoncé mais qui prend, avec la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), une autre dimension, source d’opportunités pour les professionnels qualifiés.

Le solaire photovoltaïque, levier de la transition énergétique

Il y a quelques semaines, le ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, François de Rugy, a présenté la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la feuille de route du gouvernement qui vise à construire un nouveau modèle énergétique, plus propre, avec en ligne de mire, la volonté d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

Publiée officiellement le 25 janvier dernier, la PPE table sur une diminution progressive de la consommation des énergies fossiles, une baisse de l’ordre de 20 % en 2023 et de 35 % en 2028 par rapport au niveau de 2012.

Ce recul des énergies fossiles dans le mix énergétique doit se faire au profit d’une montée en puissance des énergies renouvelables (EnR), qui verront leur capacité doubler d’ici à 2050. Elles passeront ainsi de 48,6 GW de capacité installée en 2017 à 74 GW en 2023, pour arriver en 2028 à un parc de renouvelables de 102 à 113 GW. Des objectifs qui nous permettent d’espérer atteindre les 40 % d’EnR électriques dans la production nationale en 2030, niveau fixé par la loi de transition énergétique, un taux qui plafonnait à 17 % en 2017*.

Pour parvenir à ce résultat, l’accent sera mis sur le déploiement de l’hydroélectricité, du solaire photovoltaïque et de l’éolien, les trois filières les plus compétitives,  en mesure de garantir fiabilité et efficacité face aux objectifs définis. Côté photovoltaïque, la volonté est de multiplier par cinq les capacités du parc, avec un premier pallier à atteindre en 2023 fixé à 20,6 GW de puissance installée, et un second en 2028 qui table sur 35,6 à 44,5 GW.

Aujourd’hui compétitif, le marché du photovoltaïque est peu à peu sorti d’un contexte fortement subventionné grâce à une réduction des coûts d’installation qui permet désormais au secteur de se démocratiser. « Installer des panneaux solaires ne coûte aujourd’hui pas plus cher que d’acheter de l’énergie au réseau », explique Franc Raffalli, Président du Groupement des Métiers du Photovoltaïque (GMPV).

La piste autoconso

L’ambition du gouvernement de faire du solaire photovoltaïque un des piliers de son modèle énergétique s’accompagne d’une volonté de développer l’autoconsommation sur le territoire, avec en projet l’atteinte de 65.000 à 100.000 sites photovoltaïques dédiés d’ici à 2023. L’autoconsommation individuelle devrait profiter de plusieurs mesures  pour décoller, comme la possibilité pour les particuliers d’avoir recours au tiers investissement pour financer un projet.

L’autoconsommation collective bénéficiera également d’un cadre règlementaire plus favorable, avec une augmentation de la taille maximale des installations éligibles à l’appel d’offres autoconsommation à 1 MW et un élargissement de la maille de l’autoconsommation afin de rendre possible son utilisation dans des grands projets d’aménagement.

Une opportunité pour les installateurs

Encouragés par le gouvernement, la massification de la production photovoltaïque et l’essor de l’autoconsommation doivent se traduire par une hausse de l’activité des professionnels spécialisés. La filière met en garde sur les compétences supposées de certains installateurs et alerte le grand public sur la nécessité d’avoir recours uniquement à des professionnels qualifiés par un organisme  reconnu dans le domaine afin de garantir à la fois une installation conforme et un résultat performant sur la durée.

Pour profiter des opportunités que laissent entrevoir le marché du photovoltaïque, Qualifelec, Qualibat ou encore Qualit’EnR sont des organismes qui font référence dans le métier et dispensent des formations à destination des professionnels désireux d’investir le secteur du photovoltaïque.

AutoCalsol : pour vous aider à bien dimensionner les installations en autoconsommation

Développé par le Centre de référence européen sur l’énergie solaire et le bâtiment (Ines) et le GMPV, AutoCalsol est un outil permettant de réaliser une pré-étude des installations en autoconsommation afin de réussir leur dimensionnement.

Grâce à ce logiciel, disponible en accès libre, vous pouvez estimer la production de l’installation et le potentiel d’autoconsommation.

>> Pour utiliser AutoCalsol, rendez-vous sur le site http://e-learning.ines-solaire.org/autoconso

>> Pour avoir davantage d’informations sur le solaire photovoltaïque et l’autoconsommation, écoutez la dernière émission « Le confort dans l’habitat avec Promotelec » consacrée à ces thématiques en cliquant ici.

*Bilan électrique RTE de 2017

Votre navigateur est obsolète

Pour accéder à ce site, vous devez mettre à jour votre navigateur