La seule association à but non lucratif engagée pour plus de confort et de bon sens dans l’habitat.

Habitat existant : les règles à suivre pour installer un dispositif différentiel

Publié le 31 octobre 2019

Les dispositifs différentiels résiduels font partie des éléments incontournables d’une installation électrique. Dans l’existant, certaines dispositions sont à respecter pour réussir votre installation. Promotelec vous explique les points clés à considérer pour installer ces appareils.

Rappel du contexte réglementaire

La réglementation appliquée aux installations électriques des bâtiments d'habitation existants impose la présence à l’origine de l’installation électrique d’au moins un dispositif différentiel de 30mA.

Cette disposition fait partie des six points de sécurité fondamentaux pour ce type d’installation.

Il existe deux types de protection en électricité :

  • la protection des biens, assurée par le disjoncteur divisionnaire. Il permet de déclencher en cas de court-circuit ou de surcharge d’intensité.
  • la protection des personnes, assurée par l’interrupteur différentiel. Il permet d’éviter les électrisations en détectant les fuites de courant provoquées par un défaut d’isolement.

Le disjoncteur différentiel permet de combiner ces deux fonctions, protégeant à la fois les équipements et les occupants d’un logement du risque électrique.

Une règle de sécurité portée par la NF C 15-100

La norme NF C 15-100 impose l’utilisation d’un dispositif différentiel à haute sensibilité (au plus 30 mA) pour sécuriser l’installation électrique. Cette disposition garantit en effet la protection :

  • des circuits alimentant des socles de prises de courant ;
  • des circuits de l'installation des locaux d'habitation (sauf les circuits alimentant des tableaux divisionnaires) ;
  • des circuits contenus dans les locaux contenant une baignoire ou une douche et les piscines à l'exception des circuits alimentés en TBTS et des circuits situés en aval des transformateurs de séparation ;
  • des circuits d'alimentation des éléments de chauffage électrique, noyés dans le sol ou incorporés dans les plafonds ;
  • des installations dont les conditions d'utilisation sont réputées sévères (installations de chantier, installations agricoles, installations temporaires, alimentation des véhicules de loisirs...).

Si la norme prévoit l’installation d’un interrupteur différentiel au niveau du départ de l’installation électrique, elle impose également la présence d’une protection divisionnaire soit par disjoncteur ou coupe circuit à fusible sur chacun des circuits de l’installation.

canalisation entre disjoncteur de branchement et tableau électrique

Quel type de DDR choisir ?

Le type A

La NF C 15-100 impose l’utilisation d’un DDR 30 mA de type A pour assurer la protection des circuits spécialisés dédiés aux plaques de cuisson et au lave-linge.

Le type AC

Il est utilisé pour protéger les circuits communs, les circuits dédiés à l’éclairage et des prises électriques de la maison.

Le type F

Il est recommandé pour supporter les charges comportant des variateurs de vitesse monophasés et protéger des équipements tels que les climatiseurs, les pompes à chaleur, les machines à laver, ou encore les robots ménagers.

Le type B

Il convient pour les installations triphasées. Le type B est notamment recommandé pour assurer la protection des variateurs et des onduleurs, des bornes de recharge de véhicules électriques, des moteurs de pompes, ou encore des ascenseurs.

Le type Hi / Si ou Hpi

Positionné en amont d’un DDR de type général, le DDR de type S déclenchera avec un léger retard, permettant d’assurer une sélectivité.

>> Pour plus d’infos sur les différents types de DDR, consultez notre article Quels types de dispositifs différentiels-résiduels choisir ?

Calibrage du dispositif différentiel résidentiel

Le calibre du DDR dépend de la valeur de l’appareil général de commande et de protection (AGCP).

calibre du DDR

Le calibrage des DDR peut néanmoins changer en fonction de l’installation et du nombre d’appareils positionnés. Trois situations sont distinguées :

Situation 1 : un ou plusieurs interrupteur(s) différentiel(s) protège(nt) l’ensemble de l’installation électrique :

Situation 2 : le dispositif différentiel est dédié aux circuits des socles de prise de courant et aux circuits des locaux contenant une baignoire ou une douche.

nombre et courant des interrupteurs différentiels

Situation 3 : le dispositif différentiel protège une seule partie de l’installation électrique, à l’exception des équipements prévus dans la situation 2.

Son calibre doit être au moins égal au calibre du dispositif de protection contre les surintensités positionné en amont.

Ou être au moins égal à la somme des calibres des dispositifs de protection installés en aval.

Quels sont les effets de l’intensité du courant sur le corps humain ?

On détermine plusieurs niveaux d’intensité du courant sur le corps humain :

  • Jusqu’à 0,5 mA : pas de perception ;
  • 0,5 mA : perception ;
  • 10 mA : apparition de contractions musculaires, atteinte du seuil de non lâcher : l’électrisé qui tient une partie métallique sous tension ne peut plus le lâcher. Absence de séquelle après interruption du courant ;
  • 30 mA : paralysie respiratoire ;
  • 75 mA : fibrillation ventriculaire ;
  • 1.000 mA : arrêt cardiaque.

Promotelec vous recommande :

Le professionnel qui intervient sur l’installation doit tester les différentiels afin de s’assurer de leur bon fonctionnement. Dans le cas où le DDR ne déclencherait pas, il faut impérativement remplacer le matériel.

Méthode dite « amont-aval » pour l’essai de fonctionnement des DDR

testeur de différentiel

testeur de différentiel

fonctionnement ddr

Source : Guide travaux – Conseil national de l’équipement électrique

Votre navigateur est obsolète

Pour accéder à ce site, vous devez mettre à jour votre navigateur