La seule association à but non lucratif engagée pour plus de confort et de bon sens dans l’habitat.

La domotique au service des personnes âgées ou à mobilité réduite

Publié le 16 octobre 2017 - Modifié le 24 octobre 2017

Aujourd’hui, la domotique apporte des solutions pour effectuer l’ensemble des actes quotidiens et permet de favoriser le maintien à domicile. L’électricien a un rôle à jouer pour proposer à son client les solutions adaptées à ses besoins, en fonction de sa situation personnelle.

Faciliter la motricité et sécuriser les déplacements

Grâce à la domotique et notamment aux fonctions d'éclairage automatique et de télécommande, voire de téléthèse, les personnes âgées en situation de handicap peuvent conserver une certaine autonomie.

Les seniors et les personnes souffrant d’un handicap sont particulièrement exposées aux risques d’accidents domestiques. Les chutes arrivent en tête des accidents. Elles sont la première cause de décès des personnes âgées à domicile.

Éclairer automatiquement un couloir, l'entrée dans une salle de bains, une marche ou un escalier et, plus généralement, les obstacles, permet de sécuriser les déplacements.

Plusieurs solutions peuvent répondre à ce besoin : les capteurs de mouvement ou de présence, la temporisation ou les scénarii d'éclairage. En complément, le bandeau lumineux en plinthe et à allumage automatique guide les premiers mètres d’un déplacement nocturne.

Les problèmes de préhension peuvent quant à eux être surmontés avec des interrupteurs à effleurement et des prises de courant à extraction facilitée. Dans certains cas, une télécommande standard permet à la personne d'agir à distance sur les fonctions de la maison.

Parfois, le handicap plus prononcé ne laisse à la personne que l'usage d'un doigt, le mouvement de la tête, le souffle pour agir. C'est alors que la téléthèse entre en jeu.

Il s'agit d'une télécommande spécialement adaptée au handicap de l'utilisateur. La parole, un mouvement ou une pression suffiront, selon des procédures de défilement, à actionner l'éclairage, l'ouverture d'une porte, le réglage de la température ou un téléphone.

Les spécialistes de l'appareillage électrique proposent quant à eux de plus en plus de liens standardisés (par exemple avec une liaison infrarouge) entre la téléthèse et la commande des automatismes du bâtiment.

Maintenir le lien avec l'extérieur

Pour une personne ayant une santé fragile ou se déplaçant difficilement, le médaillon d'alerte et de communication permet d'établir une liaison permanente avec un proche ou un centre de téléassistance. Cette technologie sans fil assure la liberté de déplacement à l'intérieur du logement ou à proximité dans un rayon d'environ 100 m.

Certains médaillons permettent aussi de recevoir les appels téléphoniques et de dialoguer où que l'on se trouve. Le médaillon d’alerte main libre intègre un haut-parleur et un microphone. Pas besoin de le porter à l'oreille pour entendre ou se faire entendre.

Le téléviseur constitue quant à lui une interface presque naturelle entre l'utilisateur et son installation domotique. Il se pilote par une télécommande ou une téléthèse.

Des détecteurs pour sauver des vies

Du côté de la sécurité technique, les personnes utilisant le gaz pour le chauffage ou pour la cuisson peuvent faire installer des détecteurs placés dans les lieux de stockage ou d’utilisation pour prévenir l’occupant en cas de fuite.

En cuisine, le détecteur de gaz et son alarme sonore permettront de prévenir toute fuite accidentelle ou mauvaise manipulation. La détection de fuite de gaz, couplée à l'accélération de la VMC, peut se conjuguer à un transmetteur téléphonique pour alerter un voisin ou un service extérieur.

Sur le même système, les détecteurs de fuite d’eau permettent d’actionner une électrovanne. Ils évitent ainsi les glissades et réduisent le risque de chute.

Grâce au détecteur de fumée, un départ de feu accidentel pourra être décelé au plus tôt, avant même que les fumées toxiques n’agissent. Placés aux endroits les plus judicieux, notamment dans les chambres, ces détecteurs ont pour mission de donner l’alarme lorsque les occupants sont les plus vulnérables, c’est-à-dire pendant leur sommeil.

Le détecteur de fumée peut être couplé à un système d’ouverture automatique des volets, pour faciliter une éventuelle intervention extérieure.

© Annexe de la circulaire DGUHC 2007-53 (30 novembre 2007)

Équipement lumineux permettant de parer à une déficience auditive.

Des solutions pour les troubles sensoriels et le contrôle d’accès

Un grand nombre d'équipements et d'installations sont disponibles, qui peuvent considérablement simplifier le quotidien des personnes âgées ou en situation de handicap et leur offrir une grande sécurité à leur domicile.

Les solutions qui peuvent leur être proposées sont nombreuses : technologie vidéo, signalisation sonore et lumineuse sur platine de rue, clavier à code direct pour les platines à défilement de nom, boucle à induction pour prothèse auditive sur les combinés intérieurs...

L’annonce d'un visiteur par un signal lumineux dans les pièces principales à l'aide d'accessoires émulés par courants porteurs constitue une autre solution efficace. Associé à un clavier à code, à un interphone ou à un vidéophone, le voyant lumineux attire l'attention des occupants du logement.

Faciliter l’accès des lieux de vie et la communication

Sécuriser les accès et empêcher toute intrusion est un besoin fondamental pour assurer la sérénité des personnes au-delà de 60 ans.

En outre, pour maintenir le lien social, l’accès au logement ne doit pas être une barrière entre l’occupant et le monde extérieur. La crainte d’être abusée par un visiteur ou la déficience d’un ou plusieurs sens tels que la vue ou l’ouïe peuvent rapidement éloigner la personne âgée de tout contact avec ses visiteurs potentiels.

La vidéophonie donne toute latitude aux seniors pour choisir ou non de laisser entrer le visiteur. L’image en couleur, de qualité et présentée sur un large écran, renseigne clairement sur l’identité de la personne.

Au niveau du portier vidéo intérieur, une boucle magnétique assure à tout occupant équipé d’une prothèse auditive une amplification du signal. Le mariage entre domotique et vidéophonie donne aujourd’hui la possibilité de transférer l’appel du visiteur pour projeter son image à l’écran d’un téléviseur ou plus simplement permettre de converser sur un poste téléphonique.

La mise en place d’un lecteur biométrique permet également de sécuriser l’entrée de son domicile, qui s’effectue alors en posant un doigt sur un capteur. L’enregistrement des empreintes digitales des personnes occupant les locaux est une solution efficace pour empêcher tout inconnu de s’y introduire sans autorisation.

Des solutions de contrôle d’accès à l’aide de badges, issues de développements pour les applications tertiaires, sont aujourd’hui adaptées à l’habitat. Appliquées à une ou plusieurs portes et gérées par des badges radiofréquences (RFID), des serrures aux dimensions standards peuvent éviter toute manipulation de clés.

Elles permettent surtout de programmer un accès nominatif à des professionnels apportant un service régulier à l’occupant du logement (personnes en charge du soin à domicile, du ménage ou des repas). Perdu ou non remis au gestionnaire lorsque la personne cesse ses visites, le badge peut être rapidement désactivé.

De même, lorsqu’elles quittent leur domicile, les personnes âgées peuvent le sécuriser au moyen d’une centrale d’alarme judicieusement paramétrée, en lien avec les autres fonctions automatisées du logement.

Actionner une commande unique au moment de quitter le logement permet à la fois d’activer l’alarme, de fermer les volets roulants ou encore de lancer un programme d’allumage aléatoire de quelques éclairages simulant une présence.

Pour protéger son domicile d’éventuelles intrusions nocturnes, la programmation d’un scénario permet de placer de nuit, le rez-de-chaussée de sa maison sous alarme et d’activer tous les éclairages en cas d’effraction ou simplement d’approche dans un périmètre défini autour de la maison. La programmation et l’enregistrement d’un scenario de vie simplifient l’utilisation de l’écran tactile et évitent des manipulations multiples.

Accessibilité et handicap : que prévoit la réglementation ?

Pour le confort et la sécurité de tous, l'accessibilité des dispositifs de commande, d'éclairage et de télécommunication est bien règlementée.

Les prescriptions en matière d'accessibilité aux personnes handicapées des bâtiments d'habitation sont fixées par l'arrêté du 1er août 2006 (JO du 24 août 2006), illustré par la circulaire DGUHC n° 2007-53 du 30 novembre 2007.
Ces règles s'appliquent à tout local d'habitation dont le permis de construire a été déposé depuis le 1er janvier 2007, à l'exception des maisons individuelles construites ou réhabilitées sur l'initiative de leur propriétaire pour son propre usage.

Pour la rénovation, l'arrêté du 26 février 2007 (JO du 8 mars 2007) fixe des dispositions spécifiques :

  • pour les bâtiments d'habitation collectifs lorsqu'ils font l'objet de travaux importants ;
  • pour les bâtiments existants où sont créés des logements par changement de destination, en se référant à certaines prescriptions de l'arrêté du 1er août 2006.

Règles d’accessibilité des appareils de commande

Pour le confort et la sécurité de tous, l'accessibilité des dispositifs de commande, d'éclairage et de télécommunications est règlementée (faire lien vers pages « règlementation électrique).

D'une manière générale, tous les dispositifs de commande, y compris les dispositifs d'arrêt d'urgence, les dispositifs de manœuvre des fenêtres et portes-fenêtres ainsi que les systèmes d'occultation extérieurs commandés de l'intérieur doivent être situés à une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m du sol, et manœuvrables en position "debout" comme en position "assis".

Plus précisément, un interrupteur de commande d'éclairage doit être situé en entrée de chaque pièce.

Les prises de courant, les prises d'antenne, informatiques et de téléphone doivent être situées à une hauteur inférieure ou égale à 1,30 m du sol.
Il est par ailleurs exigé que dans chaque pièce de l'unité de vie (*), au moins une prise de courant 16 A 2P+T soit située à proximité de l'interrupteur de commande d'éclairage en entrée de pièce. Cette prise est utile pour les personnes en fauteuil roulant ou éprouvant des difficultés pour se baisser, ainsi que pour les personnes sourdes qui souhaitent équiper leur logement de dispositifs d'alarme ou de communication visuelle (systèmes sur courants porteurs).

La gaine technique logement (GTL) doit être située au niveau d'accès de l'unité de vie et directement accessible depuis celle-ci.

L'organe de manœuvre du dispositif de coupure d'urgence doit être situé à une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m au-dessus du sol fini.

Les organes de manœuvre des appareillages installés dans le tableau de répartition sont situés à une hauteur comprise entre 0,75 m et 1,30 m.

(*) L'unité de vie est constituée de la cuisine, du séjour, d'une chambre, des toilettes et d'une salle d'eau. Dans le cas particulier d'une maison individuelle réalisée sur plusieurs niveaux, cette unité de vie se situe au niveau d'accès de la maison et se compose de la cuisine, du séjour et de toilettes comportant un lavabo. Les appartements d'immeubles collectifs situés en étage, non desservis par ascenseur et non susceptibles de l'être ne sont pas concernés par cette notion d'unité de vie et les dispositions qui s'y rapportent.

Par mail
Nos coordonnées

Association Promotelec, Tour Chantecoq,
5 rue Chantecoq
92808 PUTEAUX CEDEX

Vous êtes journaliste, contactez :
Luce Jolivet / Tél. 01 41 97 42 41
luce.jolivet@promotelec.com

Votre navigateur est obsolète

Pour accéder à ce site, vous devez mettre à jour votre navigateur