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Quelles sont les dernières évolutions de la norme ISO 50001 ?

Publié le 16 octobre 2018

La norme ISO 50001 permet d’aider les organisations à améliorer leur performance énergétique. Présentée fin août par l’Association française de normalisation (Afnor), sa nouvelle version prévoit deux grandes évolutions censées faciliter le travail du responsable énergie en entreprise.

Améliorer l’utilisation de l’énergie

Alors que les grandes entreprises se préparent pour leur deuxième audit énergétique, prévu en 2019, la norme ISO 50001 fait peau neuve pour continuer d’accompagner les organisations de tous bords vers une utilisation plus efficace de l’énergie.

Publiée initialement en 2011 par l’Organisation internationale de normalisation, la norme ISO 50001 a été conçue pour donner les moyens aux entreprises ainsi qu’aux établissements publics et privés, d’appréhender au mieux les enjeux énergétiques actuels et futurs, tout en inscrivant leur fonctionnement dans une démarche de réduction carbone.

Pour y parvenir, la norme livre une méthode qui vise à établir un système de management de l’énergie (SME) favorisant la performance énergétique. Les différentes études menées par l’Afnor auprès d’entreprises certifiées ISO 50001 attestent qu’une telle certification peut permettre à ces dernières d’espérer jusqu’à 20 % d’économies sur leur facture énergétique et une diminution de leurs émissions de CO2 de l’ordre de 30 %.

Avec 80 % de certifiés satisfaits du dispositif et 94 % prêts à le recommander, selon l’association, les résultats de l’ISO 50001 participent à l’attractivité de la norme. Fin 2017, le classement annuel dressé par ISO Survey faisait état de 22 870 organisations certifiées ISO 50001 à travers le monde. Ce nombre est en constante progression depuis 2011 et témoigne d’une dynamique que la nouvelle version de la norme devrait confirmer.

Deux évolutions majeures

La dernière mouture de la norme volontaire ISO 50001 présente deux évolutions principales qui doivent permettre aux utilisateurs de mieux « mesurer, maximiser et pérenniser leurs gains de performance énergétique », d’après l’Afnor.

La première évolution consiste à prendre en compte « l’état de l’art en matière de collecte des données de consommation et en matière de mesure d’une amélioration de performance énergétique ».

La deuxième avancée porte sur la structure du document, maintenant calquée sur la structure des autres normes dédiées au management afin de simplifier les démarches croisées. Ces changements ont pour objectif de faciliter le travail des responsables énergie en entreprise. La norme rénovée livre aux organisations un plan de marche pour atteindre les objectifs d’économies d’énergie et les outils pour s’assurer du résultat des mesures mises en place.

Quelle méthode ?

La norme ISO 50001 repose sur une méthodologie d'amélioration continue appelée PDCA (Plan-Do-Check-Act, Planifier-Faire-Vérifier-Agir), décrite par l’Organisation internationale de normalisation comme suit :

  • Planifier : procéder à la revue énergétique et définir la consommation de référence, les indicateurs de performance énergétique (IPÉ), les objectifs, les cibles et les plans d'actions nécessaires pour obtenir des résultats qui permettront d'améliorer la performance énergétique en cohérence avec la politique énergétique de l'organisme.
  • Faire : appliquer les plans d'actions de management de l'énergie.
  • Vérifier : surveiller et mesurer les processus et les caractéristiques essentielles des opérations qui déterminent la performance énergétique au regard de la politique et des objectifs énergétiques, et rendre compte des résultats.
  • Agir : mener à bien des actions pour améliorer en permanence la performance énergétique et le SMÉ.

Audit énergétique : la norme ISO 50001 en avant

Depuis 2013, le Code de l’énergie oblige les entreprises de plus de 250 salariés, ou celles qui génèrent un chiffre d’affaires dépassant le seuil de 50 millions d’euros et dont le bilan annuel est supérieur à 43 millions d’euros, à réaliser un audit énergétique à partir duquel elles doivent ensuite réaliser une stratégie d’efficacité énergétique de leur activité.

La première période pour effectuer ce diagnostic s’est achevée en décembre 2015 avec près de 5 000 entreprises concernées à jour de cette obligation réglementaire. L’audit devant être réalisé tous les 4 ans, la prochaine échéance est portée au 5 décembre 2019, date à laquelle les entreprises visées devront renouveler l’exercice, à l’exception de celles certifiées ISO 50001.

Alors que l’audit énergétique établit un rapport complet sur les consommations énergétiques d’une entreprise et permet d’identifier les pistes d’amélioration, la norme ISO 50001 propose de dépasser cette vision globale pour mettre en place un véritable système de management de l’énergie, qui mobilise tous les acteurs de l’entreprise pour transformer une obligation règlementaire en dynamique volontaire afin de garantir des gains de performance énergétique.

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